Arrives le 9 mai a Santiago. L’escale a lile de paques nous a un peu preparee au changement de continent mais l'adaptation est rude. Chaque etape nous demande un effort d'adapation, ici c'est pour le rythme de vie. Cela fait 3 mois que nous vivons au rythme reveil 8h, dejeuner 12h, diner / coucher 20h. Nous voila donc avec 4 heures de decalage horaire plus 4h (au moins) de decalage avec le rythme de vie a l'espagnol. Ici, on dejeune a 15h, on dine a 23h et on sort a 2h du matin. Certes, il y a l'heritage culturel espagnol mais en ce moment a santiago il fait froid alors ce rythme est un peu deconcertant.. Ajouter a cela un hotel "backpacker" dans une belle maison d'epoque mais... sans aucun mur insonorise et rempli de fetards. Notre belle mine gagnee en polynesie disparait rapidement. Bientot on aura l'air d'etre tout juste partis de Paris.
Depart de Santiago Apres 4 jours a Santiago, nous choisissons de partir directement pour l'Argentine, a Mendoza. Nous abandonnons le chili plus vite que prevu. Le mauvais temps a jouer contre le sud du chili. Pour le nord du pays meme les chiliens ne trouvent rien d'interessant avant San pedro d'atacama et conseillent d'y aller par le cote argentin des andes. Santiago peut etre agreable comme ville avec les bars et restaurants tres europe du sud mais la brume / pollution permanente sur la ville et les batiments grisatres risquent de nous plonger dans la depression apres la polynesie. La couche de nuage et de brume est telle qu'on ne voit meme pas d'une colline a l'autre de la ville, encore moins les andes pourtant tres proches. Avec un ciel toujours tres bas on etouffe.
En comparaison tout le monde decrit Mendoza comme un petit paradis et il pourrait y faire bien plus beau.
Nous etions impatient de voir les chiliens. En effet, les descriptions des voyageurs ne sont pas tendres avec eux. Pas sympa, renfermes, et ... moches. Ils sont decries comme etant trop americanises. Est-ce surout par rancoeur devant les reussites economiques des chiliens inegalees sur ce continent ? Apparement, on entend souvent "ce sont les suisses de l'amerique du sud"... les suisses apprecieront. Il est vrai qu'ils ont une atitude reservee qui contraste avec les cliches de l'amerique du sud ou des europeens du sud. Premiere impression renforce par des traits de visage peu avenants selon nos criteres.
Mais, sur 5 jours, les gens croises ont ete plutot sympathiques avec nous. On abandonne donc cette zone du chili un peu vite mais on espere revenir lors d'un prochain voyage.... sous le soleil.